La Glaneuse
  • Accueil
  • Les Rencontres
    • Les leçons d’une année “cauchemardesque” pour la danse…

      11 janvier 2021

      Emanuela Iacopini ou la sagesse du corps

      10 novembre 2020

      Pourquoi Rhiannon Morgan met bas les masques

      28 octobre 2020

      Jill Crovisier et Rhiannon Morgan : paroles de danseuses…

      15 juin 2020

      Jean-Claude Gallotta : « Mes pièces de danse ne sont…

      10 mars 2020

  • La Récolte
    • Le travail de tissage d’Elisabeth Schilling

      7 juillet 2021

      Simone Mousset ou l’art du recyclage

      30 juin 2021

      JINJEON de Jill Crovisier : Le côté obscur de…

      25 juin 2021

      ONDA : l’exercice de catharsis de Hannah Ma

      11 mai 2021

      Les liaisons inspirantes de Jean-Guillaume Weis

      4 mai 2021

  • Entrez dans la danse
    • Elisabeth Schilling et Frank Feitler distingués

      18 septembre 2021

      10 ans du Hip Hop Marathon : permis de…

      21 mai 2021

      Réson(d)ance : casting féminin pour une soirée hors cadre

      18 mai 2021

      K+A : la culture urbaine en résidence à…

      7 mai 2021

      Season 2 / Episode 1 – Anne-Mareike Hess…

      15 avril 2021

  • La Croisée des Chemins
    • Georges Maikel : en résidence artistique à la maison

      14 octobre 2020

      Réalité virtuelle et buto : mon expérience de « Sublimation »…

      12 mars 2020

      Même pas peur du Butô !

      25 octobre 2019

      Drawing on Steve Reich – Et la musique…

      22 juin 2019

      Vanitas – Live fast, never digest : dérapage trop…

      8 avril 2019

  • Rendez-vous
    • La danse en mai : nos identités bouleversées

      27 avril 2021

      Saison 2020-2021 : La danse revient en force

      14 septembre 2020

      À l’agenda : la danse pour ne pas…

      31 mars 2020

      La danse en mars : des pièces cultes…

      1 mars 2020

      La danse en février : focus sur la…

      31 janvier 2020

  • A propos

La Glaneuse

LE MAGAZINE DE LA DANSE AU LUXEMBOURG ET AU-DELÀ

  • Accueil
  • Les Rencontres
    • Les leçons d’une année “cauchemardesque” pour la danse…

      11 janvier 2021

      Emanuela Iacopini ou la sagesse du corps

      10 novembre 2020

      Pourquoi Rhiannon Morgan met bas les masques

      28 octobre 2020

      Jill Crovisier et Rhiannon Morgan : paroles de danseuses…

      15 juin 2020

      Jean-Claude Gallotta : « Mes pièces de danse ne sont…

      10 mars 2020

  • La Récolte
    • Le travail de tissage d’Elisabeth Schilling

      7 juillet 2021

      Simone Mousset ou l’art du recyclage

      30 juin 2021

      JINJEON de Jill Crovisier : Le côté obscur de…

      25 juin 2021

      ONDA : l’exercice de catharsis de Hannah Ma

      11 mai 2021

      Les liaisons inspirantes de Jean-Guillaume Weis

      4 mai 2021

  • Entrez dans la danse
    • Elisabeth Schilling et Frank Feitler distingués

      18 septembre 2021

      10 ans du Hip Hop Marathon : permis de…

      21 mai 2021

      Réson(d)ance : casting féminin pour une soirée hors cadre

      18 mai 2021

      K+A : la culture urbaine en résidence à…

      7 mai 2021

      Season 2 / Episode 1 – Anne-Mareike Hess…

      15 avril 2021

  • La Croisée des Chemins
    • Georges Maikel : en résidence artistique à la maison

      14 octobre 2020

      Réalité virtuelle et buto : mon expérience de « Sublimation »…

      12 mars 2020

      Même pas peur du Butô !

      25 octobre 2019

      Drawing on Steve Reich – Et la musique…

      22 juin 2019

      Vanitas – Live fast, never digest : dérapage trop…

      8 avril 2019

  • Rendez-vous
    • La danse en mai : nos identités bouleversées

      27 avril 2021

      Saison 2020-2021 : La danse revient en force

      14 septembre 2020

      À l’agenda : la danse pour ne pas…

      31 mars 2020

      La danse en mars : des pièces cultes…

      1 mars 2020

      La danse en février : focus sur la…

      31 janvier 2020

  • A propos

“Driven” ou le défi de la transmission

28 juin 2018
“Driven” ou le défi de la transmission
"Driven" de Jean-Guillaume Weis (photo: Boshua)

Il fallait le voir communier avec son public à la fin de Driven, sa toute nouvelle création au Studio du Grand Théâtre de Luxembourg: en transpiration mais le sourire aux lèvres, accueillant les joyeux applaudissements du public. Jean-Guillaume Weis a beau avoir annoncé qu’il quitterait la scène après cette pièce, le virus de la danse est encore bien actif chez ce danseur de 49 ans. Une euphorie touchante, authentique, qui atténue ce qu’il faut bien appeler une déception au niveau de la chorégraphie.

Dans la note d’intention de cette création, il est question d’explorer les ressorts de la créativité.  Un beau paquet surprise ouvre le spectacle. Il s’agit du «Pas de quatre du Lac des cygnes» revisité pour neuf danseurs, dont six marionnettes. Accrochées par un habile jeu de portants et de baguettes sur les membres des trois artistes sur scène, celles-ci dansent en rythme et dans un bel ensemble. La magie de la scénographie de Trixi Weis opère, en mêlant habilement la citation d’une œuvre mythique du répertoire et l’ironie à l’égard du carcan du ballet classique.

“Driven” de Jean-Guillaume Weis (photo: Boshua)

A l’autre bout du spectacle répond comme en apothéose finale une séquence de danse jubilatoire sur fond de slogans : «HAVE FUN – JUST DANCE ! ». N’y a-t-il pas là l’essence même de la danse, semble nous dire Jean-Guillaume Weis auprès de ses deux jeunes camarades, Jean-Baptiste Hilbert et Malcolm Sutherland ?

Plusieurs belles séquences filmées par Catherine Dauphin, distillées tout au long de la pièce, font entrer dans la danse aussi bien des danseurs professionnels actifs au Luxembourg que des jeunes amateurs sélectionnés par l’intermédiaire du Service National de la Jeunesse. Pas d’exclusive. Pas de caste ni de hiérarchie. Ici, tout le monde a sa place.

Génération Z

Ce parti pris se tient. A l’heure des nouvelles technologies et de l’interactivité, les spectateurs apprécient de ne pas rester stoïquement assis sur leurs sièges et veulent aussi entrer dans la danse. La génération Z est participative. Encore l’idée aurait-elle pu être poussée plus loin en jouant davantage sur le dialogue entre l’écran et la scène.

Celui-ci est rare, à tel point que l’on a parfois l’impression qu’il s’agit de permettre aux danseurs de souffler entre deux extraits vidéos.  La seule séquence en miroir offre de voir sur l’écran Jean-Guillaume Weis lors d’une résidence de création au Baryshnikov Arts Center de New York en 2012, tandis que sur scène se déroule une chorégraphie pour trois danseurs. Problème: on est vite captivé par la séquence vidéo – où le chorégraphe semble vouloir nous rappeler ce qu’il fût il n’y a pas si longtemps – tandis que sa variation sur scène semble un peu laborieuse.

Les scénettes s’enchaînent en une succession de situations plus ou moins humoristiques. Le fil rouge est le personnage vieillissant qui s’interroge: puisqu’il n’est plus au top de sa forme, quelle alternative au métier de danseur peut-il envisager? Il se fait magicien, musicien ou s’efface parfois pour laisser ses deux jeunes partenaires s’exprimer, cela sans réelle cohésion au niveau du langage chorégraphique.

“Driven” de Jean-Guillaume Weis (photo: Boshua)

La question de la transmission

Cela peut paraître généreux, mais on ne peut s’empêcher de penser que l’on passe là à côté de la véritable transmission, celle qui a fait de Jean-Guillaume Weis le danseur qu’il a été et que, à bien des égards, il reste encore. Il n’a plus l’endurance ni le tonus de ses camarades, mais il dégage de sa présence scénique, de ses simples gestes, une forme d’évidence et de grâce inscrites au plus profond de ses fibres. Or tout cela tient à des années de pratique, d’exigence, d’excellence au sein de compagnies comme celle de Pina Bausch ou de Mark Morris. A la volonté d’atteindre ses limites voire de les dépasser. Ce qui n’est malheureusement pas le cas ici. Faute de temps et de budget, soit, mais aussi peut-être du fait d’une certaine routine qui peut engourdir la volonté et la créativité.

On peut regretter la décision de Jean-Guillaume Weis de ne plus danser sur scène – comme vient aussi de l’annoncer, à 42 ans, Akram Khan. Mais on peut aussi y voir un mal nécessaire pour s’investir plus intensément dans son travail de chorégraphe. Un beau défi!

Marie-Laure Rolland

Télécharger au format PDF
0 commentaire
0
Facebook Twitter Google + Pinterest
Article précédent
Jean-Guillaume Weis: «La créativité, cela se travaille comme un muscle »
Article suivant
Li Marteling, 40 ans de passion pour la danse

Vous aimerez aussi

Valérie Reding & Co. complètement “m.a.d”

19 novembre 2020

Le voyage sans boussole de Carolyn Carlson

5 décembre 2018

CARTE BLANCHE – The contagious force of dance

11 juin 2018

Le travail de tissage d’Elisabeth Schilling

7 juillet 2021

Permis d’embrasser au TROIS-CL

8 octobre 2020

Avec Giovanni Zazzera,  tomber n’est pas chuter

7 juin 2019

Les états d’âme de la jeune création

22 avril 2018

Création de “Blast” : comment s’éclater avec grâce

13 novembre 2020

L’art contemporain selon Martin Zimmermann

16 janvier 2019

Opéra-Ballet de Metz : opération séduction en demi-teinte

4 mars 2019

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Newsletter

Si vous voulez vous tenir informé(e) de l’actualité et événements importants concernant La Glaneuse, abonnez-vous à notre newsletter.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Rester en contact

Facebook Email RSS

Recherche

La Glaneuse

La Glaneuse

Cliquez sur le logo pour en savoir plus sur le projet
de Marie-Laure Rolland

Articles populaires

  • Elisabeth Schilling et Frank Feitler distingués

  • Les liaisons inspirantes de Jean-Guillaume Weis

  • Le travail de tissage d’Elisabeth Schilling

Rendez-vous

  • La danse en mai : nos identités bouleversées

    27 avril 2021

la glaneuse sur youtube

Youtube
  • Facebook
  • Youtube
  • Email
  • RSS

@2018 - LaGlaneuse.lu est hébergé chez OVH - Tous droits réservés sur les textes. Création du logo: Antoine Grimée - Politique de confidentialité


Retour en haut