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Wayne McGregor ou l’apprenti sorcier

29 avril 2018
Wayne McGregor ou l’apprenti sorcier
Wayne Mc Gregor - Autobiography (photo: Andrej Uspenski)

L’appellation de cette pièce peut induire en erreur. Avec Autobiography, que l’on a pu découvrir sur la scène du Grand Théâtre, le chorégraphe britannique Wayne McGregor ne nous propose pas de revisiter son parcours d’artiste surdoué de la scène de la danse contemporaine, à la manière d’un Jérôme Bel par exemple. Voilà qui serait trop simple pour celui qui, depuis plus de deux décennies, repousse les limites de la danse en dialogue avec d’autres disciplines – qu’elles soient artistiques, scientifiques, technologiques. Cette fois, il s’intéresse à la mémoire du corps, à cette archive sous-terraine qui modèle notre présent et nous projette dans le futur.  En convoquant rien moins que les recherches sur son génome.

Réminiscences

Le spectateur assiste à un spectacle de 80 minutes interprété par dix danseurs et rythmé par 23 séquences qui sont autant de «volumes» du livre de sa vie. On peut avoir une lecture littérale du spectacle, laquelle est déjà fascinante. Par la performance des danseurs tout d’abord, présents quasiment sans interruption du début à la fin, avec très peu de temps morts. Leur précision technique, leur capacité à s’exprimer aussi bien dans un langage classique que contemporain, leur vélocité et leur souplesse, leur résistance à l’effort, tout cela force le respect.

Il n’y a pas de ligne narrative. Les séquences s’enchaînent avec fluidité mais sans logique apparente. On reconnaît ici des exercices de Merce Cunningham, là des répétitions de ballet classique, un peu plus loin ce qui peut évoquer une scène de deuil, ou encore un rendez-vous galant dans un parc. Des réminiscences fugitives, impressionnistes plus que figuratives.

La pièce impressionne aussi par la force de la scénographie signée Ben Cullen Williams. Une grille de structure géométrique sculpte le volume du cube noir de la scène, selon qu’elle monte ou descend. Elle contribue à métamorphoser le sol rendu mouvant par un jeu de lumière soigneusement orchestré par Lucy Carter. Les Britanniques sont les maîtres incontestés des effets de lumière et le prouvent une fois encore.

La musique aussi est très présente. La compositrice Jlin signe une bande son électro-acoustique qui soigne les effets atmosphériques tout en intégrant des cellules faisant écho aux musiques qui ont marqué Wayne McGregor (la musique baroque, John Cage, Meredith Monk…). Les 23 séquences sont dans l’ensemble extrêmement dynamiques, portées par des pulsations qui peuvent atteindre une intensité difficile à supporter pour certains spectateurs qui choisiront de quitter la salle. Les séquences de calme ne durent jamais très longtemps dans la vie de Wayne McGregor.

La logique du hasard

Derrière cette première lecture se greffe une structure sous-terraine de la pièce assez vertigineuse. Le paradoxe, c’est que cette structure orchestre le hasard. Elle fait en sorte que la pièce ne sera jamais présentée deux fois de la même manière.

Wayne Mc Gregor – Autobiography (photo: Richard Davies)

Cela, on l’apprend en lisant la brochure du spectacle car rien ne transparaît des fils qui tiennent la chorégraphie. Ainsi, les 23 séquences correspondent aux 23 paires de chromosomes du génome humain. Chaque séquence est elle-même construite à partir de petits modules où l’on peut voir des extraits du séquençage du génome de Wayne McGregor (qui a été réalisé pour le projet d’étude de The Genetics Clinic of the Future). Ces modules jouent les uns avec les autres d’après les principes dynamiques du génome humain que sont la réplication, la variation et la mutation. Et pour pimenter le tout, un algorithme basé sur le séquençage du génome du chorégraphe détermine avant chaque représentation quel matériel de la pièce va être utilisé, dans quel ordre et avec quels danseurs. Aucune combinaison ne peut être répliquée.

Le plus extraordinaire est que ce formalisme fonctionne d’un point de vue chorégraphique mais aussi qu’il fait sens. De fait, la vie de chacun se construit sur un passé dont les réminiscences peuvent survenir dans des combinaisons imprévisibles, en fonction des circonstances du moment. Il reste qu’ici, c’est une machine qui joue aux dés. Un mécanisme tout à fait en résonnance avec les interrogations de notre temps.

Marie-Laure Rolland

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