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L’exercice de métamorphose de Léa Tirabasso

11 février 2019
L’exercice de métamorphose de Léa Tirabasso
"The Ephemeral Life of an Octopus" de Léa Tirabasso (Photo: Bohumil Kostohryz)

Elle a mûri, la jeune Léa Tirabasso, depuis l’époque de Toys (2017) où une jeunesse dorée se perdait sous les spots des boîtes de nuit. Entretemps, il y a eu son combat contre un cancer de l’ovaire, son mariage et la naissance de son premier enfant. C’est ainsi que The Ephemeral Life of an Octopus, sa toute nouvelle création, a la force sombre d’une œuvre jaillie d’entrailles meurtries mais illuminée d’une incroyable énergie créatrice.

La question du cancer n’est plus vraiment tabou aujourd’hui mais convenons qu’il y a plus folichon comme thématique pour une soirée de fin de semaine. Pourtant, le public était venu nombreux pour la première le 8 février 2019 au Kinneksbond de Mamer. De longs applaudissements ont salué la performance et les spectateurs se sont attardés un bon moment autour d’un verre pour en discuter après.

Si l’alchimie a fonctionné, c’est que la pièce est à la fois originale dans son parti pris, remarquable dans son vocabulaire chorégraphique et extrêmement bien interprétée. La performance en particulier de Catarina Barbosa – qui dansait pour la première fois pour Léa Tirabasso aux côtés de Rosie Terry Toogood, Alistair Goldsmith et Joachim Maudet – est à souligner. Cette danseuse, dont la fine silhouette n’est pas sans rappeler celle de Léa Tirabasso, y dévoile non seulement les qualités techniques qu’on lui connaît mais aussi une capacité à se donner sans retenue, dans une totale confiance en ses partenaires. Le succès de la pièce doit beaucoup à la cohésion de groupe forgée tout au long de deux années de travail.

En voici un aperçu dans le teaser de la pièce.

La chorégraphe reste ici fidèle à son regard décalé sur les choses, qui n’hésite pas à rire du grotesque de certaines situations sans jamais tomber dans le cynisme. Face à la maladie, l’homme perd de sa superbe. Il retombe au ras des pâquerettes voire dans les limbes aquatiques. C’est cette animalité qui est explorée dans un premier temps.

La pièce débute sur une scène de déshabillage. Les danseurs, groupés dans un coin de la scène blanche sur laquelle courent des fils noirs, se mettent en maillot de bain. Un très romantique concerto pour piano de Brahms les entraîne dans une danse où les pas classiques sont perturbés par une gestuelle animale que les danseurs tentent de canaliser. C’est grotesque, perturbant mais parfois aussi touchant. Les mouvements d’ensemble ou les portés mettent en scène une forme de communication entre ces êtres hybrides qui semblent aspirer à l’harmonie sans jamais y parvenir.

Lorsque la maladie prend corps

Le basculement dans une toute autre dimension est annoncé par des craquements dans la bande son. Brahms et ses harmonies romantiques disparaissent dans le dur d’une bande son électro-acoustique signée par Martin Durov.  Rien n’est explicite mais soudain le spectre de la maladie semble prendre possession du plateau, et en particulier de l’une des protagonistes (Catarina Barbosa). Celle-ci évolue à l’écart du groupe dans une gestuelle centrée sur le ventre et les jambes. Un rythme techno bat la cadence tandis que les mouvements se font de plus en plus au sol.

“The Ephemeral Life of an Octopus” de Léa Tirabasso (Photo: Bohumil Kostohryz)

Le rythme monte en puissance et soudain la métamorphose s’opère. Ce n’est plus un corps malade que l’on voit, mais plutôt la maladie qui a pris corps. C’est la partie la plus spectaculaire de la pièce. Les danseurs, au ras du sol, finissent par s’enchevêtrer pour ne faire plus qu’une seule cellule furieusement vivante et palpitante. Ce magma compact d’où émergent têtes, bras et jambes se soulève et avance tel un crabe au rythme des battements métalliques pulsatifs. Un véritable tour de force des danseurs.

La dernière partie fait une sorte de zoom arrière en donnant à voir le corps offert en sacrifice devant la maladie. Corps ausculté, cablé, écarté, chahuté dans tous les sens et comme passif face à ce qui désormais peut advenir. La douce voix de la danseuse, sur une mélodie de Nick Cave, s’élève en signe de résistance.

Marie-Laure Rolland

 

La pièce est programmée le 28 février 2019 au DanceXchange, Birmingham (GB), le 2 mars à The Place, Londres (GB), le 9 mars au Riley Théâtre, Leeds (GB), le 16 mars au Klap Maison pour la danse de Marseille (FR).

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