La Glaneuse
  • Accueil
  • Les Rencontres
    • Jill Crovisier et Rhiannon Morgan : paroles de danseuses…

      15 juin 2020

      Jean-Claude Gallotta : « Mes pièces de danse ne sont…

      10 mars 2020

      Interview : Baptiste Hilbert présente “Shoot the Cameraman”

      13 février 2020

      Sarah Baltzinger ou l’urgence de danser

      29 janvier 2020

      Sidi Larbi Cherkaoui : « Je teste mes limites…

      27 janvier 2020

  • La Récolte
    • Un festival de danse en ligne: «J’étais sceptique…

      5 mai 2020

      Le retour à l’essentiel de Sarah Baltzinger

      3 mars 2020

      « Shoot the cameraman »  : le spectateur pris…

      29 février 2020

      Les liaisons dangeureuses de Jan Martens

      9 février 2020

      Projet Premier(s) Pas : pour un nouveau départ

      4 février 2020

  • Entrez dans la danse
    • Retour à l’école pour les danseurs de Corps…

      25 juin 2020

      CARTE BLANCHE : Une histoire queer du flamenco

      2 mai 2020

      Season 1 / Episode 1 – Anne-Mareike Hess…

      24 février 2020

      État des lieux de la danse contemporaine :…

      7 janvier 2020

      CARTE BLANCHE – Les “Premier(s) Pas” de Rhiannon…

      23 décembre 2019

  • La Croisée des Chemins
    • Réalité virtuelle et buto : mon expérience de « Sublimation »…

      12 mars 2020

      Même pas peur du Butô !

      25 octobre 2019

      Drawing on Steve Reich – Et la musique…

      22 juin 2019

      Vanitas – Live fast, never digest : dérapage trop…

      8 avril 2019

      Lorsque Catherine Elsen défend les ours polaires

      3 avril 2019

  • Rendez-vous
    • À l’agenda : la danse pour ne pas…

      31 mars 2020

      La danse en mars : des pièces cultes…

      1 mars 2020

      La danse en février : focus sur la…

      31 janvier 2020

      La danse en janvier : séances de rattrapage

      31 décembre 2019

      La danse en décembre : entre tradition, magie…

      2 décembre 2019

  • A propos

La Glaneuse

LE MAGAZINE DE LA DANSE AU LUXEMBOURG ET AU-DELÀ

  • Accueil
  • Les Rencontres
    • Jill Crovisier et Rhiannon Morgan : paroles de danseuses…

      15 juin 2020

      Jean-Claude Gallotta : « Mes pièces de danse ne sont…

      10 mars 2020

      Interview : Baptiste Hilbert présente “Shoot the Cameraman”

      13 février 2020

      Sarah Baltzinger ou l’urgence de danser

      29 janvier 2020

      Sidi Larbi Cherkaoui : « Je teste mes limites…

      27 janvier 2020

  • La Récolte
    • Un festival de danse en ligne: «J’étais sceptique…

      5 mai 2020

      Le retour à l’essentiel de Sarah Baltzinger

      3 mars 2020

      « Shoot the cameraman »  : le spectateur pris…

      29 février 2020

      Les liaisons dangeureuses de Jan Martens

      9 février 2020

      Projet Premier(s) Pas : pour un nouveau départ

      4 février 2020

  • Entrez dans la danse
    • Retour à l’école pour les danseurs de Corps…

      25 juin 2020

      CARTE BLANCHE : Une histoire queer du flamenco

      2 mai 2020

      Season 1 / Episode 1 – Anne-Mareike Hess…

      24 février 2020

      État des lieux de la danse contemporaine :…

      7 janvier 2020

      CARTE BLANCHE – Les “Premier(s) Pas” de Rhiannon…

      23 décembre 2019

  • La Croisée des Chemins
    • Réalité virtuelle et buto : mon expérience de « Sublimation »…

      12 mars 2020

      Même pas peur du Butô !

      25 octobre 2019

      Drawing on Steve Reich – Et la musique…

      22 juin 2019

      Vanitas – Live fast, never digest : dérapage trop…

      8 avril 2019

      Lorsque Catherine Elsen défend les ours polaires

      3 avril 2019

  • Rendez-vous
    • À l’agenda : la danse pour ne pas…

      31 mars 2020

      La danse en mars : des pièces cultes…

      1 mars 2020

      La danse en février : focus sur la…

      31 janvier 2020

      La danse en janvier : séances de rattrapage

      31 décembre 2019

      La danse en décembre : entre tradition, magie…

      2 décembre 2019

  • A propos

Sasha Waltz entre l’accessoire et l’essentiel

13 décembre 2018
Sasha Waltz entre l’accessoire et l’essentiel
"Kreatur" de Sasha Waltz (photo: Sebastian Bolesch)

Les Kreatur de Sasha Waltz ont envahi la scène du Grand Théâtre de Luxembourg durant deux jours. Cette pièce célèbre les 25 années de création de la chorégraphe allemande, au sommet de sa maîtrise technique. Paradoxalement, on peut se demander si le degré de sophistication atteint n’est pas trop poussé pour parvenir à transporter le spectateur sur les mêmes hauteurs.

Ce qui est fascinant chez Sasha Waltz, c’est sa capacité à toujours s’aventurer en terre inconnue, à expérimenter de nouveaux formats – que l’on pense à son splendide Didon et Enée d’après Purcell où une piscine était au cœur du dispositif scénique, à l’incroyable Insideout qui plaçait le spectateur au cœur d’une architecture où il déambulait en découvrant les danseurs aux recoins de différents espaces, ou encore à sa mise en scène de l’opéra Mastukaze créé au Luxembourg en 2011, où les danseurs chantaient tandis que les chanteurs dansaient.

Avec Kreatur, elle s’ouvre au design de mode dans une collaboration avec Iris van Herpen. Celle-ci a imaginé pour les 14 danseurs des costumes aux textures futuristes qui mettent en perspective le propos de la chorégraphe. La scène s’ouvre sur des danseurs vêtus d’une sorte de cocon de fibres blanches laissant apparaître les corps. Chacun est isolé dans sa bulle. Certains parviennent à trouver des stratégies de rencontre. Peu après, des sortes de plaques  d’aluminium – dont le format rappelle celui des écrans de téléphone portable – les entoure d’une fausse protection ; la lumière laisse apparaître en transparence les corps déformés et comme démultipliés. L’effet est impressionnant. On verra aussi une créature mythologique inspirée du porc-épic, portant sur le haut du corps et sur la tête ses piques avant de mettre bas les armes et de se dévoiler dans sa splendide nudité.

Ces tableaux se succèdent sur une scène dépouillée d’un gris-noir métallique, avec pour seul élément architectural un escalier blanc – qui ne mène nulle part si ce n’est dans un vide existentiel ? Ce décor est structuré par des jeux de lumière qui donnent l’impression de sculpter l’espace en accentuant ou en faisant disparaître les reliefs. Sasha Waltz a une maîtrise hors pair des compositions de groupe, de leur éclatement en petites cellules dans l’espace, de leur recomposition dans des combinaisons inédites. La technique des danseurs s’exprime dans de petites fulgurances plus que dans de grands morceaux de bravoure. Ainsi, Kreatur n’a rien de spectaculaire a priori, jusqu’à ce que le regard soit frappé par la beauté ou la force d’une image qui se dévoile sous nos yeux.

No man’s land

Tout cela est très contrôlé et porté par une musique électro-acoustique créée par SoundWalk Collective à partir d’enregistrements de sons d’ambiance dans des sites industriels ou post-industriels en Italie, Allemagne et Russie. Ces paysages sonores remarquablement composés en trois dimensions – grâce à un dispositif installé en différents points de la salle – font planer une atmosphère froide et minimaliste sur la scène. En première partie de spectacle en particulier, la chorégraphie semble flotter sur un no man’s land sans perspective à laquelle se raccrocher. La lenteur des mouvements souligne ce sentiment d’apesanteur voire de déshumanisation qui contraste avec la chair bien visible des danseurs sur scène.

Le problème, c’est que l’attention du spectateur est elle aussi tentée de s’envoler. 90 minutes, cela peut paraître long lorsqu’il faut attendre le dernier tiers de la pièce pour que la vie semble reprendre le dessus. Les ruptures rythmiques ou mélodiques soudain s’expriment plus explicitement. On aura même la sensation d’être frôlé par des insectes bourdonnant tandis que les danseurs sur scène semblent se prélasser au soleil. Somme toute, les drôles de créatures que nous sommes finissent par atterrir.  Et nous tendre la main.

Marie-Laure Rolland

Les 12 et 13 décembre 2018 au Grand Théâtre de Luxembourg. Plus d’informations en cliquant ici.

Télécharger au format PDF
0 commentaire
0
Facebook Twitter Google + Pinterest
Article précédent
Anne-Mareike Hess à l’assaut de ses peurs
Article suivant
A l’agenda du mois de janvier 2019

Vous aimerez aussi

Le voyage sans boussole de Carolyn Carlson

5 décembre 2018

Opéra-Ballet de Metz : opération séduction en demi-teinte

4 mars 2019

« Shoot the cameraman »  : le spectateur pris...

29 février 2020

Un troisième étage qui déménage

12 mars 2018

Les Aerowaves s’installent au Luxembourg

4 septembre 2019

Qui se soucie de l’article 13 ?

9 mai 2018

Le MEGA show de Gauthier Dance

22 mai 2019

Ballet de l’Opéra de Metz – Lorsque la...

5 décembre 2019

Ces Spectres qui continuent à nous hanter

21 novembre 2018

Keersmaeker transfigure la Philharmonie Luxembourg

2 mars 2018

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Newsletter

Si vous voulez vous tenir informé(e) de l’actualité et événements importants concernant La Glaneuse, abonnez-vous à notre newsletter.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Rester en contact

Facebook Email RSS

Recherche

La Glaneuse

La Glaneuse

Cliquez sur le logo pour en savoir plus sur le projet
de Marie-Laure Rolland

Articles populaires

  • Sarah Baltzinger ou l’urgence de danser

  • Retour à l’école pour les danseurs de Corps in Situ

  • Lorsque Crystal Pite prend position

Rendez-vous

  • À l’agenda : la danse pour ne pas perdre pied

    31 mars 2020

la glaneuse sur youtube

Youtube
  • Facebook
  • Youtube
  • Email
  • RSS

@2018 - LaGlaneuse.lu est hébergé chez OVH - Tous droits réservés sur les textes. Création du logo: Antoine Grimée - Politique de confidentialité


Retour en haut
Ce site utilise des cookies : En savoir plus.