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Jill Croviser : «La danse est à l’intérieur de soi»

25 mai 2018
Jill Croviser : «La danse est à l’intérieur de soi»
La danseuse et chorégraphe Jill Crovisier crée "Sieben" pour sept danseurs. (Photo: Philippe Rech)

Il arrive que les planètes s’alignent et qu’une carrière connaisse un heureux coup d’accélérateur. «J’ai de la chance», confie la chorégraphe Jill Crovisier qui dévoile le 3 juin au Trois C-L sa toute nouvelle création pour sept danseurs intitulée Sieben. De la chance? Peut-être. Encore faut-il savoir la provoquer.

Nous rencontrons la jeune chorégraphe au Trois C-L pendant que ses danseurs suivent le cours donné ce matin-là par Jean-Guillaume Weis. Le temps est compté en cette période de création. Question de budget et de disponibilité de la salle de répétition. Jill Crovisier aura eu  sept semaines chrono pour mener à bien ce projet. Trois semaines en fin d’année dernière lors d’une résidence au Mierscher Kulturhaus, puis ces quatre semaines du mois de mai. Elle garde néanmoins son calme. Le temps de répondre à un mail et elle est à nous. «J’ai fait un gros travail de préparation en amont. La structure de la pièce est déjà établie, la musique aussi. Il n’y a pas vraiment de place à l’improvisation».

Dans Sieben, Jill Crovisier explore la question de la place de l’individu au sein d’un groupe, la manière dont on parvient à être soi-même tout en étant intégré à un environnement qui vous modèle. «C’est un fil rouge dans mon travail. C’est aussi une question qui m’a accompagnée tout au long de mon parcours de danseuse, dès lors que j’ai quitté ma maison et que j’ai découvert d’autres pays et cultures».

La solitude d’une danseuse cosmopolite

Ce dépaysement a été précoce. En 2005, la jeune danseuse du Conservatoire d’Esch-sur-Alzette a 16 ans lorsqu’elle est la lauréate d’une bourse du British Council of Arts pour aller se former  à Pékin à la China EU Art Summer School. Elle se rappelle encore du choc de son arrivée dans le pays. «A l’aéroport, j’ai été accueillie par des militaires qui m’ont transférée jusqu’au centre de formation. Là, j’ai rencontré l’élite de la danse chinoise, des jeunes danseurs très cadrés, très contrôlés et d’un excellent niveau international». Une rigueur qui contraste avec ce qu’elle découvre lorsqu’elle peut s’échapper de la capitale. «J’ai adoré la campagne chinoise, la beauté de ses paysages, les traditions de ces gens très pauvres mais qui ont des valeurs fortes comme le respect de la famille,  de la nature».

L’Asie, ce sera aussi le Laos, l’Indonésie, Bali où elle s’initie aux danses traditionnelles et prochainement Taiwan où elle va partir pour une résidence de création qu’elle a gagnée lors d’une compétition à Copenhague.

L’expérience qui l’a le plus marquée à ce jour? «Israël. J’y ai passé un an à la Kibbutz Contemporary Dance Company au nord du pays, près de la frontière avec le Liban et la Syrie. C’était en 2012-2013 et la situation était très tendue. Vivre au sein de la population m’a permis de réaliser le décalage entre les stéréotypes véhiculés et la complexité des situations individuelles. Au-delà des tensions collectives, il y a aussi les tensions intimes avec lesquelles chacun se débat».

Elle confie que cela a transformé son regard sur son propre pays. «Dès que l’on parle du Luxembourg, on pense au pays riche, au secret bancaire. Il est vrai que le poids de la société de consommation y est très fort. Cela pèse sur les individus. Quel est leur liberté par rapport à cela? Finalement je n’ai pas à juger de leurs choix». Elle estime néanmoins que «plus on reste ouvert, plus on travaille à sa propre liberté au sein d’une société qui peut être manipulatrice». Ce regard distancié ne l’empêche pas de considérer Luxembourg comme sa Heemecht, un pays « précieux » pour elle. C’est là qu’elle retrouve en particulier sa mère, « une très belle personne qui m’a transmis la passion de la danse », mais aussi son ami « qui comprend les contraintes de ma vie professionnelle et me soutient ».

Ces expériences, ces rencontres, sa solitude de danseuse freelance et cosmopolite, tout cela contribue à alimenter son travail de chorégraphe. «La danse est à l’intérieur de soi. Elle peut s’exprimer aussi bien dans la rue au Cambodge qu’à l’Opéra de Paris».

 

L’expérience du miroir

A cet égard, l’expérience de chorégraphier des solos a été déterminante pour elle. Il y a eu Hidden Garden, développé sous le parrainage de Koen Augustijnen au Talent Lab du Grand Théâtre de Luxembourg en 2016, et présenté dans les cadre du festival Aerowaves à Neimënster en septembre 2017. Puis Zement/The Solo sélectionné à Copenhague l’année passée, pièce qui lui a valu d’être choisie par la compagnie taïwanaise B.DANCE pour chorégraphier en 2019 une création qui fera partie de son répertoire.

Il lui fallait en passer par là avant de se lancer dans des projets de plus grande envergure. «Travailler un solo n’est pas évident. On est face à soi-même pendant des semaines. Cela oblige à s’interroger sur les idées fondamentales que l’on porte en soi, mais aussi sur l’utilisation de son corps». Franchir ce cap était nécessaire «pour être capable de l’exercice de la retransmission» sur un projet comme Seven.

Cet été, du 23 juillet au 10 septembre 2018, elle poursuivra son travail d’exploration intime et chorégraphique lors d’une résidence  de recherche et de production Uferstudios à Berlin, grâce à une bourse offerte par le Fonds culturel national, en collaboration avec le service culturel de l’Ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Berlin. « Je n’ai pas envie de m’enfermer dans un type de langage gestuel, dans une sorte de zone de confort. Ma danse se construit au jour le jour, et elle se déconstruit aussi dans le même temps. Je me considère comme une apprentie de la vie ».

Le cours est fini. Les danseurs de Jill Crovisier regagnent la salle de répétition. Ils sont sept, sélectionnés sur un casting auquel avaient répondu 550 danseurs. Comment les a-t-elle choisis? «Ce sont tous des danseurs polyvalents qui ont une grande capacité physique et une présence individuelle intéressante». On n’en saura pas plus pour le moment. Le travail est en cours. Lever de rideau le 3 juin.

 

Marie-Laure Rolland

 

Première de «Seven» le 3 juin 2018 au Trois C-L, 2 rue du Puits à Luxembourg-Bonnevoie.

A voir également le 28 novembre 2018 au Mierscher Kulturhaus et  les 1er et 2 décembre 2018 au Grand Théâtre de Luxembourg.

 

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