Quelle fracassante entrée en matière pour l’édition 2018 du Flamenco Festival Esch! A l’affiche, Manuel Liñan, le lauréat 2017 du Prix National de la danse en Espagne. Sa pièce, Reversible, s’attaque frontalement mais avec sensibilité aux stéréotypes de genre entre hommes et femmes. Un grand moment de danse pour les aficionados du Flamenco qui auront pu apprécier comment on peut dépasser les codes sans les casser.
Marie-Laure Rolland
Il fascine et passionne un large public mais seuls les spécialistes en détiennent les clés. En marge du Flamenco Festival d’Esch, La Glaneuse a demandé à Jil Kelhetter, danseuse Flamenco et professeur pour l’association Flamenco Luxembourg Asbl (Flam&Co), de nous aider à entrer dans son univers.
Vêtus de tuniques blanches, armés de machettes en bois et coiffés d’une spectaculaire parure en plumes d’Aras à gorge bleue, ils dansent au rythme des percussions, des flûtes traditionnelles en os d’oiseau et des bracelets de graines de paichachies accrochés à leurs pieds. La danse des Macheteros, venue de l’Amazonie bolivienne, ne laisse pas de fasciner ceux qui y assistent. Que signifie-t-elle et comment s’est-elle transmise jusqu’à aujourd’hui? Nous avons posé la question à la directrice de l’Ensamble Moxos, récemment au Luxembourg dans le cadre de sa tournée européenne.
Il va falloir faire des choix en ce mois de juin où les rendez-vous de danse se bousculent. Tout cela prend des allures de festival sans frontière, du flamenco au hip hop en passant par la danse contemporaine. A noter des têtes d’affiche comme Blanca Li, Peeping Tom et José Montalvo mais aussi une première européenne signée par l’Américaine Andrea Miller. Côté luxembourgeois, c’est le moment de découvrir les nouvelles créations de Jill Crovisier et Jean-Guillaume Weis.
Dépassés, les pointes et les tutus ? A voir l’affluence au Grand Théâtre de Luxembourg pour le Gala des Etoiles, force est de constater que le public ne s’en lasse pas. Dimanche après-midi, les familles – tous âges confondus et le plus souvent en grande tenue – étaient de sortie pour assister à la sixième édition de la manifestation. Une fois de plus, la programmation proposait un habile dosage entre divertissement – sous la houlette du facétieux maître de cérémonie Laurent Beretta – et passage en revue du répertoire.
Il arrive que les planètes s’alignent et qu’une carrière connaisse un heureux coup d’accélérateur. «J’ai de la chance», confie la chorégraphe Jill Crovisier qui dévoile le 3 juin au Trois C-L sa toute nouvelle création pour sept danseurs intitulée Sieben. De la chance? Peut-être. Encore faut-il savoir la provoquer.
Il manquait au Luxembourg une plate-forme de rencontre entre professionnels et amateurs de danse, alors ils l’ont faite. Avec AWA – As We Are – Catarina Barbosa et Baptiste Hilbert donnent rendez-vous les 2 et 3 juin à tous ceux qui ont envie d’en savoir plus sur la vie de danseur. Cela à travers des spectacles, des workshops, des moments d’échange. Etre danseur, un métier « recommandable »? Nous avons posé la question à ces deux jeunes artistes.
Cela fait plus d’un an qu’elle roule sa boule sur les routes d’Europe. Avec ce drôle de compagnon, Elisabeth Schilling a créé Sixfold en mai 2017 au Trois C-L. Une tournée l’a ensuite conduite de Chypre aux îles Shetland. Cela lui permis de roder son spectacle mais aussi de réfléchir à sa propre trajectoire. Elle se confie lors d’un entretien réalisé avant la présentation de sa pièce au Mudam.
Trop compliqué, la danse contemporaine? Beaucoup en sont persuadés. Il y a pourtant moyen de bousculer les idées reçues. C’est ce que prouve l’exposition « Mit Händen und Füssen erzählen » à voir actuellement au Centre chorégraphique de Luxembourg Trois C-L. On y découvre le travail réalisé par des lycéens de Première de la division art et communication visuelle du Lycée des Arts et métiers autour de la dernière création de la chorégraphe Anne-Mareike Hess, intitulée „Give me the reason to feel“. Qu’ont-ils appris lors de cette rencontre? Voici leurs témoignages.
C’est un spectacle dont on ressort un peu sonné. Déboussolé. Une overdose de musique, de contrastes de lumière, de bascules d’atmosphère, de corps qui s’excitent. Cela s’appelle Art.13 et nous balance à la figure les deux alinéas de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
